vendredi 5 février 2010

Le temple de Philae par Omar Abou Saada

Philae était, comme le pluriel l’indique, l’appellation de deux petites îles proches d’Assouan, à une distance d’environ 100km. L’île est aujourd’hui inondée, cela est dû au haut barrage d’Assouan. En 1960, l’UNESCO commença un projet qui sauva plusieurs temples et structures des effets destructeurs des eaux du Nil. D’abord un large barrage fût construit de deux rangées de plaques en acier autour de l’île. L ’eau qui traversait le barrage était pompée et envoyée au-dehors. Les monuments furent ensuite démontés et transportés à une autre île 500m plus loin, moins susceptible d’être inondée grâce à sa hauteur.
Le monument le plus ancien sur cette île est le temple d’Isis construit en 370 av. J.C. Ce temple donna une grande importance religieuse à Philae, les anciens égyptiens pensaient que c’était une des tombes d’Osiris ; l’île n’était ouverte qu’aux prêtres et baptisée « l’Inapprochable ». Il était aussi dit que ni les oiseaux ne volaient au-dessus de Philae ni les poissons n’approchaient ses rivages. L’empereur Byzantin, Justin, ferma officiellement le temple au VIème siècle après J.C. C’était le dernier temple païen existant dans la Méditerranée. Il le fit convertir en une église, dédiée à la vierge Marie jusqu’au VIIème siècle puis cette fut fermée par des envahisseurs musulmans.
Philae devînt une destination touristique populaire à la fin du XIXème siècle ; les monuments attestaient la survie de l’art égyptien bien après la mort du dernier pharaon. Philae devint réputée pour sa beauté, surtout au coucher de soleil : au fur et à mesure que l’ombre descendait sur les pylônes et sur les bâtiments l’île semblait éclairée par des projecteurs de couleurs variées donnant un effet merveilleux. Mais lorsque le haut barrage d’Assouan inonda Philae, l’île commença à perdre son charme car les eaux du Nil décoloraient et emplissaient de débris les monuments.

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