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jeudi 4 février 2010

L'agriculture en Égypte selon Naïm et Ziyad


L'agriculture représente l'honneur de l'Égypte. Pourtant, la plus grande partie du territoire de l'Égypte est un désert. Seule les zones autour du Nil, du Delta et de la vallée sont propice à l'agriculture. L'agriculture s'est énormément développée au cours des siècles,formant une oasis longue de 1000 km et qui ne dépasse pas 15 km en largeur à certains endroits.
L'agriculture est l'une des plus grandes activités en Égypte. Les terres, dont les deux tiers étaient alors concentrés dans les mains de 6% de propriétaires, ont été réquisitionnées par le gouvernement et redistribuées aux paysans, mais il subsiste encore une différence d'économie entre les fermiers des classes moyennes et les paysans.
Le barrage d’Assouan a cependant eu des effets pervers sur l’environnement agricole. Les terres de Basse-Égypte ne sont plus fertilisées par les crues du Nil ; les sols souffrent également d’une remontée des eaux salées et la bilharziose se diffuse de manière inquiétante. Le rendement des terres cultivées d’Égypte se situe désormais parmi les plus élevés au monde. Il est vrai que la totalité des 3,52millions d'hectares cultivés sont des terres irriguées. Le blé, le maïs et le coton occupent 70% des surfaces cultivées. L’agriculture égyptienne produit également des agrumes, des pommes de terre et des oignons. Cette relative diversité des productions de base et la très forte productivité de l’agriculture ne suffisent toutefois pas à assurer l'alimentation de toutes les bouches égyptiennes.
L’élevage est très peu développé : le nombre de bêtes, rapporté à la population, est trois fois plus faible qu’en France. Cependant en Égypte, l'élevage est aussi une grande activité importante de l'agriculture. Malgré un nombre important de paysans, un manque de matériel et de terre est fréquent ce qui empêche l'Égypte de nourrir tous ses habitants.

Benouelha Naïm, Salleh Ziyad

Toshka, l'espoir de l'Egypte pour le XXIème siècle, par Ziyad et Naïm


Toshka est un projet du Gouvernement Egyptien destiné à créer une nouvelle Vallée du Nil.
Ce projet a été créé en 1997. Il consiste à détourner l'eau du Lac Nasser vers les régions
désertiques (grâce à la station de pompage Mubarak) à environ 200 km au Sud d'Assouan. Il vise à élargir la superficie de terres
arables en Egypte de 6 a 35% et, s'il réussit, il résoudra le problème de l'explosion démographique
en Egypte et pourra nourrir les habitants égyptiens (on estime que dans 20 ans la population
égyptienne atteindra les 120 millions d'habitants) mais par contre s'il échoue il aggravera les
difficultés d'approvisionnement en eau dans la région.
La "Mubarak Pumping Station" est la pièce centrale du projet. En 2005 ce projet a été nommé
l'une des cinq réalisations de génie civil les plus remarquables de l'année par l'American Society
of Civil Engineers (ASCE).
La réorientation de 10% de l'eau du Nil du pays par un système d'irrigation massive vise à
augmenter la superficie habitable de 5% a 25%, étendre la production agricole et créer de nouveaux emplois
et des centres de population en provenance de l'étroite vallée du Nil.
On l'appelle "l'espoir de l'Egypte pour le 21eme siècle", mais l'installation de systèmes modernes
d'irrigation à une telle échelle est coûteux et prend du temps. Inévitablement, les contraintes de financement
ont eu un effet au fil des ans mais à la fin de 2005, 90% de l'infrastructure du projet a été décrit comme achevé, et le reste des travaux progresse selon le calendrier prévu.
Est-ce que ce projet ambitieux, destiné à devenir en 2020 une zone agricole de 588 000 hectares,
soit 10% de plus de terres arables de l'Egypte, va réussir ?
S'il échoue, quelles en seront les conséquences?


Photos : champ de tomates à Toshka et cultures sous serres.

La construction du Haut Barrage d'Assouan, par Sélim

Photo 1: Le Haut Barrage en voie de construction.


Le Haut Barrage a été construit en supplément de l’ancien barrage d’Assouan. Sans le haut barrage, le Nil inonderait chaque été les plaines de la vallée, en raison de l’affluence d’eaux provenant de toute l’Afrique de l’Est. Ces inondations apportaient des nutriments et des minéraux (limon) qui rendaient fertile le sol de la vallée du Nil. Mais l’augmentation de la population dans la vallée rendait nécessaire le contrôle des eaux pour protéger les installations agricoles. Les années de grandes crues, la population souffrait de la sècheresse et de famine.
En 1952, le président égyptien Gamal Abdel Nasser a pris l’initiative de rendre l’eau disponible tout au long de l’année, d'améliorer l’irrigation des terres, de développer la navigation sur le fleuve, de produire de énergie et réguler les crues. Nasser a demandé d’abord une aide financière et technique des Etats-Unis et à la Grande-Bretagne qui, dans un premier temps, ont accepté d’aider à la construction. Mais, le projet est annulé en 1956. C’est alors que Nasser s’est tourné vers l’URSS, qui a assumé un tiers de la construction et a fourni environ 400 techniciens. Le Haut Barrage ou Sadd El-Ali est achevé en 1971. Sa construction a duré onze ans et a mobilisé 30000 travailleurs. Construit 6 km en amont de l’ancien barrage d’Assouan, c’est un gigantesque ouvrage de 42,7 millions de m3, long de 3600 mètres, épais de 980 mètres à sa base et 40 mètres à son sommet et haut de 111 mètres par rapport à la base.


Photo 2: Vue de la tour fleur de Lotus.


Source:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_barrage_d%27Assouan

Selim Abou Ismail