vendredi 5 février 2010

Le monastère Saint-Siméon, par Farida et Sara

Sur la rive gauche du Nil, derrière une colline, se cache le monastère de Saint- Siméon près du village de Gharbi El-Assouan, en face de la ville d'Assouan. Construit vers l'an 700 et abandonné au XIII siècle, le monastère reste très bien conservé. Il était constitué d'un mur d'enceinte et de quatre bâtiments dont une église, un réfectoire, un bâtiment dédié aux cellules des moines. On peut y découvrir des fresques de style copte. Le seul point faible de ce monastère était l'accès à l'eau. En effet, il fut régulièrement assiégé et l'eau, trop éloignée, manquait souvent. C'est certainement l'une des raisons de l'abandon du monastère

Ce monastère perdu en plein désert est l'un des plus grands d'Egypte. Construit par des moines au VIIe siècle, il a été abandonné au XIIIe siècle, car trop éloigné des réserves en eau. Ses murailles de 8 m de haut, destinées à protéger les religieux des pillards, lui donnent une allure de forteresse. Photo Yann Arthus-Bertrand © Altitudes Anyway 2006.

Auteur inconnu.

jeudi 4 février 2010

L'agriculture en Égypte selon Naïm et Ziyad


L'agriculture représente l'honneur de l'Égypte. Pourtant, la plus grande partie du territoire de l'Égypte est un désert. Seule les zones autour du Nil, du Delta et de la vallée sont propice à l'agriculture. L'agriculture s'est énormément développée au cours des siècles,formant une oasis longue de 1000 km et qui ne dépasse pas 15 km en largeur à certains endroits.
L'agriculture est l'une des plus grandes activités en Égypte. Les terres, dont les deux tiers étaient alors concentrés dans les mains de 6% de propriétaires, ont été réquisitionnées par le gouvernement et redistribuées aux paysans, mais il subsiste encore une différence d'économie entre les fermiers des classes moyennes et les paysans.
Le barrage d’Assouan a cependant eu des effets pervers sur l’environnement agricole. Les terres de Basse-Égypte ne sont plus fertilisées par les crues du Nil ; les sols souffrent également d’une remontée des eaux salées et la bilharziose se diffuse de manière inquiétante. Le rendement des terres cultivées d’Égypte se situe désormais parmi les plus élevés au monde. Il est vrai que la totalité des 3,52millions d'hectares cultivés sont des terres irriguées. Le blé, le maïs et le coton occupent 70% des surfaces cultivées. L’agriculture égyptienne produit également des agrumes, des pommes de terre et des oignons. Cette relative diversité des productions de base et la très forte productivité de l’agriculture ne suffisent toutefois pas à assurer l'alimentation de toutes les bouches égyptiennes.
L’élevage est très peu développé : le nombre de bêtes, rapporté à la population, est trois fois plus faible qu’en France. Cependant en Égypte, l'élevage est aussi une grande activité importante de l'agriculture. Malgré un nombre important de paysans, un manque de matériel et de terre est fréquent ce qui empêche l'Égypte de nourrir tous ses habitants.

Benouelha Naïm, Salleh Ziyad

La musique nubienne, par Nassym


Il y a quelques dizaines d’années la Nubie était à cheval sur l'Egypte et le Soudan, En 1963, 100 000 habitants de la Nubie d'Egypte sont chassés de leurs terres pour la construction du grand barrage d’Assouan au Sud de l’Egypte. La Nubie égyptienne fut engloutie par le lac Nasser. Les Nubiens parlaient le Birgid, un dialecte arabe dérivé de l’égyptien et du soudanais, C’est pour cette raison que les chanteurs d’origine nubienne ne chantent pas dans l’arabe que nous entendons en Egypte tous les jours.
La musique nubienne est une musique traditionnelle de l’ancienne Nubie, on utilise des instruments à corde comme l'ôud et la lyre, ils sont accompagnés d’instrument à percussions comme la cymbale et quelques fois d’un piano. Le rythme de la musique est assez rapide.
Originaire d’ancienne Nubie, Hamza El Din, est considéré comme le créateur de la musique nubienne. Son village fut inondé dans les années 1960 comme beaucoup d’autres, motivant chez lui la vocation de préserver son patrimoine musical. Il est décédé il y a 4 ans en Californie.

Toshka, l'espoir de l'Egypte pour le XXIème siècle, par Ziyad et Naïm


Toshka est un projet du Gouvernement Egyptien destiné à créer une nouvelle Vallée du Nil.
Ce projet a été créé en 1997. Il consiste à détourner l'eau du Lac Nasser vers les régions
désertiques (grâce à la station de pompage Mubarak) à environ 200 km au Sud d'Assouan. Il vise à élargir la superficie de terres
arables en Egypte de 6 a 35% et, s'il réussit, il résoudra le problème de l'explosion démographique
en Egypte et pourra nourrir les habitants égyptiens (on estime que dans 20 ans la population
égyptienne atteindra les 120 millions d'habitants) mais par contre s'il échoue il aggravera les
difficultés d'approvisionnement en eau dans la région.
La "Mubarak Pumping Station" est la pièce centrale du projet. En 2005 ce projet a été nommé
l'une des cinq réalisations de génie civil les plus remarquables de l'année par l'American Society
of Civil Engineers (ASCE).
La réorientation de 10% de l'eau du Nil du pays par un système d'irrigation massive vise à
augmenter la superficie habitable de 5% a 25%, étendre la production agricole et créer de nouveaux emplois
et des centres de population en provenance de l'étroite vallée du Nil.
On l'appelle "l'espoir de l'Egypte pour le 21eme siècle", mais l'installation de systèmes modernes
d'irrigation à une telle échelle est coûteux et prend du temps. Inévitablement, les contraintes de financement
ont eu un effet au fil des ans mais à la fin de 2005, 90% de l'infrastructure du projet a été décrit comme achevé, et le reste des travaux progresse selon le calendrier prévu.
Est-ce que ce projet ambitieux, destiné à devenir en 2020 une zone agricole de 588 000 hectares,
soit 10% de plus de terres arables de l'Egypte, va réussir ?
S'il échoue, quelles en seront les conséquences?


Photos : champ de tomates à Toshka et cultures sous serres.

La construction du Haut Barrage d'Assouan, par Sélim

Photo 1: Le Haut Barrage en voie de construction.


Le Haut Barrage a été construit en supplément de l’ancien barrage d’Assouan. Sans le haut barrage, le Nil inonderait chaque été les plaines de la vallée, en raison de l’affluence d’eaux provenant de toute l’Afrique de l’Est. Ces inondations apportaient des nutriments et des minéraux (limon) qui rendaient fertile le sol de la vallée du Nil. Mais l’augmentation de la population dans la vallée rendait nécessaire le contrôle des eaux pour protéger les installations agricoles. Les années de grandes crues, la population souffrait de la sècheresse et de famine.
En 1952, le président égyptien Gamal Abdel Nasser a pris l’initiative de rendre l’eau disponible tout au long de l’année, d'améliorer l’irrigation des terres, de développer la navigation sur le fleuve, de produire de énergie et réguler les crues. Nasser a demandé d’abord une aide financière et technique des Etats-Unis et à la Grande-Bretagne qui, dans un premier temps, ont accepté d’aider à la construction. Mais, le projet est annulé en 1956. C’est alors que Nasser s’est tourné vers l’URSS, qui a assumé un tiers de la construction et a fourni environ 400 techniciens. Le Haut Barrage ou Sadd El-Ali est achevé en 1971. Sa construction a duré onze ans et a mobilisé 30000 travailleurs. Construit 6 km en amont de l’ancien barrage d’Assouan, c’est un gigantesque ouvrage de 42,7 millions de m3, long de 3600 mètres, épais de 980 mètres à sa base et 40 mètres à son sommet et haut de 111 mètres par rapport à la base.


Photo 2: Vue de la tour fleur de Lotus.


Source:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_barrage_d%27Assouan

Selim Abou Ismail

mercredi 3 février 2010

La ville d'Assouan d'hier à aujourd'hui, par Céline

Assouan est une ville de Haute-Égypte située sur la rive droite du Nil. Dans l’Antiquité son nom était Syène, capitale du 1er nome de la Haute Egypte. Son nom actuel vient d’ailleurs de l’ancien égyptien Sounou qui signifiait "commerce, marché" et ce, en raison de la position qu'elle occupait et qui lui permettait de contrôler le commerce entre le nord et le sud car elle gardait la frontière sud du pays et servait de base aux garnisons qui faisaient des incursions en Nubie et au Soudan.

Assouan est la ville la plus au sud de l'Egypte. Elle est située au carrefour de très anciennes routes commerciales entre l’Egypte, l’Afrique et l’Inde. A l’époque elle se divisait en quartiers très différenciés, par exemple Éléphantine avait un caractère résidentiel.

Elle était célèbre pour son activité commerciale mais aussi pour ses carrières. On extrayait de ses très nombreuses carrières la syénite, granit rose reconnu pour sa qualité, qui était beaucoup utilisée et nécessaire pour la construction de statues, d’obélisques et de monuments pharaoniques. Les anciennes carrières de granit, à deux kilomètres environ de la ville, s’étendaient à partir du fleuve sur plus de six kilomètres. Aujourd’hui la ville n’est pas uniquement un centre industriel, elle est surtout un grand centre touristique, c’est un point de rencontre pour toutes les nationalités du monde. Les touristes peuvent alors remonter le Nil et découvrir les magnifiques temples (Philae, Abou Simbel..) qui ont été sauvés des eaux et installés sur les îles voisines.

Cette ville était un centre commercial important avec la Nubie, sa population est en effet en majorité nubienne. Les Nubiens habitent les deux villages du sud-ouest, l’île d'Eléphantine et quelques hameaux au nord de la ville.

La structure de la vieille ville est liée directement au marché, établi dans une rue parallèle au Nil allant du sud au nord et autour de laquelle se répartissent les quartiers résidentiels. Jusqu'aux années 60, les habitants d'Assouan (les grands commerçants, les immigrants d'origines diverses, les habitants des villages alentour, les fonctionnaires de l'Etat qui s'installaient dans la ville) se regroupaient dans les zones centrales ; les Bacharia, marchands nomades, étaient installés au sud-est de la ville .

De nos jours l’actuelle ville d’Assouan s’élève sur l’emplacement de l’ancien marché de la ville d’Abû (nomme par les grecs « Eléphantine ». Elle s’est étendue vers l’Est.

C'est aujourd'hui une ville qui compte près de 250 000 habitants. Elle se trouve à environ 843 km du Caire.

lundi 1 février 2010

GEOGRAPHIE DU LAC NASSER par Morgane.

Le lac Nasser est un lac artificiel construit entre 1958 et 1970, situé au Sou dan mais dont la plus grande partie se trouve en Egypte. Le lac tient son nom du président égyptien Gamal Abdel Nasser qui était le maître d’œuvre de cet ouvrage contesté au départ. Au Soudan, ce lac porte le nom de « Lac de Nubie ».
Celui-ci est long de 500 km, avec une largeur qui varie entre 5 et 35 km pour une surface totale de 6 216 km², dont 5 250 km² en Egypte. P lus des trois quarts du lac se trouvent en Egypte.
Il constitue un réservoir de 162 milliards de m³, soit 162 km³ d’eau en plein désert de Haute-Egypte. Une partie de l’eau égyptienne est affectée au projet d’irrigation de la dépression de Toshka (nouvelle vallée destinée à accueillir des Terres agricoles et des industries), mais l’essentiel est utilisé en aval pour les besoins agricoles, domestiques et industriels.

La latitude du lac Nasser est de 22º 25´Nord et sa longitude est de 31º 45´ Est.
Ce lac, à été créé à l’issue de la construction du barrage d’Assouan entre 1958 et 1970. Il est alimenté par les eaux de Nil. Lors de sa construction, et pour éviter l
a montée des eaux, plusieurs sites archéologiques nubiens furent démontés et déplacés en hauteur, dont les sites d’« Abou Simbel », « Philaé ». Ce chantier a causé de nombreux déplacements massifs d’infrastuctures et de populations, essentiellement plusieurs centaines de milliers de Nubiens en Egypte. Par exemple, le port fluvial soudanais de Wadi Halfa fut totalement submergé et remplacé par une ville nouvelle aux bords du nouveau lac.
De plus, des poissons ont été introduits dans le lac, comme la perche du Nil que les Egyptiens appellent Samos qui se développe rapidement.

Ce barrage sert de régulateur sur les crues du Nil, mais il diminue la quantité d’alluvions (limons ou dépôts de matériaux détritiques charriés par les eaux) déposé en aval. Il est donc directement cité comme responsable de l’érosion du Delta du Nil.

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